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Ait ammar au coeur de l'histoire
   
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 SOUK TNINE OULAD BOUGHADI

                   OULAD BOUGHADI: SOUK TNINE

 

La  tribu des Béni-Khirane, tribu Hilalite, arrivée au Maroc au 11ème siècle, est actuellement composée de quatre communes:

-  Oulad Fetata,

 

 

-  Lagnadiz,

Le siège du conseil rural de la commune des GNADIZ.

Commune des GNADIZ: la Gare des Taxis.

LAGNADIZ, en allant versv KHOURIBGA

 

-  Ait Ammar,

 

 

 

 

 

-  Oulad Boughadi.

 

La commune des Oulad Boughadi est la plus importante de toute la tribu. Non seulement on y trouve le centre administratif de Béni-Khirane avec son bureau central d’état civil, la maison des communes, le bureau central du Caïd, et la Gendarmerie Royale, mais aussi, elle est le centre économique de la tribu.

 

 

 

 

C’est dans cette commune que se tient souk EL TNINE, le plus grand marché hebdomadaire de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est également dotée du seul établissement scolaire d’études secondaires, d’une mosquée, un dispensaire, une pharmacie et un médecin qui y assure quelques permanences.

 

Depuis fort longtemps et jusqu’à la fin des années soixante dix, TNINE OULAD BOUGHADI, était aussi le marché hebdomadaire de la communauté des CHORFAS OULAD SIDI BOU AMRAN, aujourd’hui: Ait Ammar, qui faisait partie de la commune des OULAD BOUGHADI.

 

En 1883, lors du passage de l’explorateur français, Charles DE FOUCAULD dans la région de Tadla, les chorfas Oulad Sidi Bou Amran, selon ses termes, faisaient partie de la Fraction des Oulad Boughadi.

 

Avec la découverte du minerai de fer et l’ouverture de la mine d’EL HAIT LAHMAR, devenue Ait Ammar et l’arrivée massive des ouvriers, qui peuplèrent d’abord le premier village « village est » de la mine, ensuite le deuxième village « village ouest », construit tardivement, les administrateurs de la mine aidèrent la population à organiser un marché, le dimanche : seul jour de repos des ouvriers.

 

Il eut lieu, d’abord au village, est, à proximité de l’atelier.

Ils le déménagèrent ensuite à un endroit non loin de l’école et du village ouest.

 

Il céda la place à l’infirmerie, actuelle maison des BENGHALEM, pour s’installer définitivement à l’ouest de la mine : son emplacement actuel.

 

 

 

 

  Le marché d’EL HAD, qui avait lieu le dimanche, fut transformé en marché hebdomadaire, le vendredi, sans, pour autant, pouvoir concurrencer Tnine Oulad-Boughadi qui demeura le marché principal des deux communes jusqu’à la fin des années soixante dix du siècle dernier.

 

Avec l’indépendance et la mise en oeuvre du découpage administratif de la jeune administration marocaine, le statu quo fut maintenu.

 

Les chorfas d’Ait Ammar, ex Oulad Sidi Bou Amran, très respectés au sein des Oulad Boughadi, leur cousins hilalites, avaient leur part financière dans la caisse de la commune, sise à Souk Tnine. Cependant à la fin des années soixante dix, un incident éclata entre les représentants des chorfas et ceux des Oulad-Boughadi, suite au refus de ces derniers de leur octroyer la part qui leur était due.

 

Non satisfaits de cette décision, injuste à leurs yeux, les chorfas se mirent en colère, convoquèrent leurs sept douars et décidèrent de ne plus se rendre au Souk TNINE.

 

  Ils interdirent, par là même, à tout membre de leur communauté de trahir ce pacte qu’ils symbolisèrent par un amas de pierre : chaque membre, adulte, déposa une pierre pour constituer KARKOUR EL JAMAA.

 

Toutefois, quelques membres qui avaient des contrats commerciaux, qui les liaient à Oulad-Boughadi, furent autorisés de se rendre à souk ELTNINE jusqu’à expiration de leur contrat.

 

Suite à cet incident, bénéficiant d’une publicité régionale, souk EL JEMOA d’Ait Ammar, vit sa clientèle quintupler, au détriment de Souk TNINE, en l’espace d’une semaine. La séparation entre les deux communes devint définitive et irrévocable.

 

Malgré le succès que connut cette initiative, en donnant vie au marché d’EL JEMOA, l’envie d’aller à Tnine Oulad Boughadi, ne disparut pas, pour autant, chez les commerçants de la commune. Ils parvinrent à remplacer le marché hebdomadaire des Oulad-boughadi par celui des Béni-Smir à Oued-Zem.

 

Des années s’écoulèrent avant que la JAMAA des chorfas ne renonça à ce blocus et accepta les excuses des Oulad Boughadi.

 

 Voici ce que Charles DE FOUCAULD disait de la région lorsqu’il évoqua la campagne du Sultan (Hassan I) dans le Tadla en août 1883: 

« Dans cette marche le Sultan avait suivi la route que j’ai prise moi-même longeant le pied de l’atlas entre les Aït Seri et le Tadla. De là il se rendit à Qacba Tadla; puis à Zaouia  Aït El Rouadi, à Sidi Bou Abbed, à Sidi Mohammed Oumbarek, à Mezgida, à Bir El Ksa, à EL HACHIA (frontière des Béni Zemmour et des Smâla). Sur le territoire des Smâla, le Sultan éprouva de la résistance : une fraction de cette tribu, les Braksa, dédaignant de se retirer à son approche, et se refusant à payer aucune contribution, l’attendit les armes à la main ; il les attaqua : les Braksa lui tuèrent 500 hommes, mais furent vaincus ; leur Qaçba fut prise, ses murs rasés, on y coupa 50 têtes et on en emmena 200 prisonniers. De là on passa aux Oulad Fnane, puis aux Béni-Khirane. Sur le territoire de cette tribu, Moulay El hassan commença par piller Zaouïa Oulad Sidi Bou Amran : elle appartient aux chérifs de ce nom, chérifs qui ont une influence considérable dans la fraction des Béni-khirane où ils résident, celle des Oulad Boughadi, et possesseurs des grandes richesses ; il les dépouilla. Il dévasta ensuite le territoire des Oulad Fetata (Rameau des Oulad Boughadi) et celui des Béni Mansour (Fraction des Béni-khirane). Il se trouvait chez les Béni Mansours vers le 10 août… »

Reconnaissance au Maroc, Page 66, Maroc 1883. NB : l’orthographe du texte historique a été respectée sauf pour le mot « Beni khiran » que j’ai volontairement transcris en « Béni-Khirane » pour plus de clarté.

 

Il est a rappeler que les gens de la région ont gardé dans leur mémoire les traces du passage de HASSAN 1er qui emprunta, avec son cortège, la route allant vers Rabat, non encore capitale, passant près du cimetière de Sidi Lahcen ; elle fait partie aujourd’hui du cimetière.

 

A propos du Tadla, Charles DE FOUCAULD la décrit en ces termes : 

 

«  Le Tadla, où je suis entré aujourd’hui, n’est point une tribu : c’est une contrée, peuplée de plusieurs tribus distinctes. Elle est bornée : au nord, par les Zaïan et les Zaïr ; à l’est, par les Zaïan et les Ichqern ; au sud, par les Aït Seri, les Aït Atab ; à l’ouest, par les Entifa, les Srarna, les Chaouïa. Elle se compose, au sud, d’une immense plaine, arrosée par l’oumm Rebia et s’étendant jusqu’au pied du moyen Atlas ; au nord, d’une région montueuse moins vaste. Les tribus qui l’occupent sont au nombre de neuf : cinq se trouvent dans la partie septentrionale, quatre dans la portion méridionale : ce sont, en allant de l’est à l’ouest : au nord, les beni Zemmour, les Smâla, les Beni Khirane, les ourdirra, les Beni Miskin ; au sud, les qetaïa, les Beni Madan, les Beni amir, les Beni Moussa. Ces tribus sont à peu près de même force, pouvant mettre, me dit-on, environ 3000 hommes à cheval chacune. Elles parlent, les unes l’arabe, la plupart le tamazirt. Toutes sont nomades et ne vivent que sous la tente. »

 

Grand explorateur français, devenu religieux, il se déguisa en juif et explora le Maroc entre 1883 et 1884. Il publia les recueils de cette exploration en 1888.

 

En côtoyant les musulmans il trouva la foi mais, malheureusement pour lui, au lieu de se convertir à l’Islam il se replia sur la doctrine de l’église catholique. Voici ce qu’il dit de l’Islam :

 

« L'Islam a produit en moi un profond bouleversement. [...] La vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m'a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines. »

 

Il s’installa dans le désert Algérien, fut assassiné par des voleurs à la porte de sa modeste demeure qu’il fut construire, conformément à ces plans, pour passer l’été.

 

Il fut enterré, conformément à son testament, à proximité de son lieu de mort.

 

 

 « Je désire être enterré au lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la résurrection. J'interdis qu'on transporte mon corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu m'aura fait achever mon pèlerinage. »  

 

 

 

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