Je saisi l’occasion de la fête du fin du mois du Ramadan pour adresser mes meilleures vœux à tous les musulmans du monde entier et en particulier aux habitants d’Ait Ammar. A ce propos j’implore le seigneur de l’univers, le créateur de toute chose, pour qu’il guide les enfants d’Ait Ammar vers le droit chemin, celui qui purifie leur âme et les éloigne du mal qui les guette au quotidien.

Je ne peux m’empêcher de déplorer les conditions dans lesquelles vivent les habitants de cette charmante région : un coin du Maroc du 21ème siècle, perdu au milieu de nulle part, oublié de tout le monde. Sans Hôpital, sans médecin, sans route bitumée, sans moyen de transport, sans ressources, la vie est assurément de plus en plus difficile dans cette partie du Maroc « utile » qui jadis alimentait les autres régions de sa richesse naturelle.
Livrés à eux mêmes, sans accès aux soins ni aux outils les plus rudimentaires de la vie quotidienne, les anciens d’Ait Ammar souffrent de toutes les maladies qui ailleurs sont devenues bénignes. A Ait Ammar on meurt de fièvre. On meurt d’une piqûre de scorpion ou une morsure de serpent.
A Ait Ammar Le conseil rural n’a de légitimité que pour occuper des fonctions mais sans ne jamais faire quoi que ce soit pour cette commune. Tout est y figé. Rien ne s’améliore. D’une année à l’autre les maisons se vident, les habitants émigrent et se tassent dans les bidonvilles des grandes villes et naturellement le nombre d’habitants diminue et la région se désertifie sous l’effet de la sécheresse et le manque d’une couverture végétale. Les plus malheureux, ceux qui sont condamnés à rester sur place, s’adonnent à la marijuana, à la résine de cannabis quand ce n’est tout simplement pas la cigarette qui amoindri progressivement les corps et tue les esprits.
Peu de jeunes se remettent à Dieu à Ait Ammar, comme si la nourriture spirituelle, remède contre la dépression et le désespoir, ne pouvait apaiser leur esprit, purifier leur corps et les rendre robustes face à l’injustice de la société et de la nature.
J’implore donc Dieu de l’univers, créateur de toute chose, le puissant, le miséricordieux afin que les chorfas d’ait Ammar saisissent cette occasion pour se repentir et que leur responsables comprennent, en fin, qu’il est temps de sortir cette commune de l’oubli et de la misère.
BB.A.Y
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